L’avenir des Mentawai : malnutrition et épidémies
Malnutrition
Nombreux sont les Mentawai qui, de nos jours, souffrent de malnutrition causée par le mode de vie dans les villages
"modernes". À Siberut, bien que le palmier sago fournisse en abondance des glucides, il devient de jour en jour plus difficile d’obtenir suffisamment d’autres aliments nutritifs. Il est impossible de chasser autour des villages ; la pêche n’est plus assez productive et les arbres fruitiers près des habitations ont été dépouillés. L’élevage des cochons est prohibé dans le village, obligeant certains à continuer à les élever loin dans la jungle. Cette solution peu pratique ne permet pas de s’occuper suffisamment bien des animaux qui sont maintenant bien plus chétifs en moyenne. Comme ces privations font d’inévitables ravages sur leurs corps, les Mentawai sont devenus de plus en plus sensibles à la fois aux maladies infectieuses
et aux troubles chroniques.
Épidémies
La densité de population importante, plus particulièrement là où la planification et le financement d’installations sanitaires sont pauvres ou inexistants, facilite la diffusion des maladies infectieuses. Malaria, choléra et dysenterie étaient les sources premières du taux de mortalité élevé dans les jungles de Siberut depuis bien longtemps : l’afflux touristique et le programme de déplacement des Mentawai n’ont fait qu’empirer
les choses.
Des médecins de Surf Aid, une ONG qui reçoit le soutien de Native Planet, travaillent sur des projets pilotes dans trois villages de la côte sud espérant éradiquer graduellement la malaria de l’île entière. De récents tests sanguins montrent un déclin considérable de la malaria dans ce
village.

Ce sanitaire "moderne", construit dans le but de servir au village entier, sombre lentement dans le marais sur lequel il a été posé. Ces mangroves sont un vivier pour les moustiques porteurs de la malaria et jusqu’à récemment, presque un enfant sur quatre là-bas mourait de cette maladie.
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